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P A : Selon Pline l’Ancien, le consul Servilius Noniamus portait au cou une amulette comportant ces deux lettres grecques qui représentent en fait Râ, nom du dieu soleil égyptien.
Illustration Pline, Histoire naturelle XXVIII, 5.
P A. B PB. A. PE. : Un curieux charme en vieil allemand contient une recette pour délivrer un malade du ver qui fait tomber ses dents :
P a. b pb. a. pe. f. p. pf. e. pi. k. pk. i. po. p. pp. o. pu. x. px. u.
« Trace un point derrière Pa., deux derrière pe. ., trois derrière pi ∴, quatre derrière pu Illustration, et cinq Illustration. Écris ensuite sur quatre hosties :
Illustration
en insérant le nom du patient sur deux ou trois hosties. »
Illustration Zeitschrift fur deutsches Altertum 11, p. 437.
PACHAY † PATRE † ADONNAY : Début d’une oraison destinée à charmer toutes sortes d’armes ; il faut l’écrire et la porter sur soi. Outre les noms de Dieu, l’oraison comporte des formules chrétiennes courantes commeIllustration JESUS AUTEM TRANSIENS ;Illustration VERBUM CARO FACTUM EST, — et s’achève par : † Pacisdes †††
Illustration Hervé, p. 362.
† PAGA † CHAGA † PAGULA † CHAULA † PAGULA : Contre la morsure des chiens enragés, il faut écrire ces mots sur un bref et attacher celui-ci autour du cou de l’homme ou de l’animal.
Illustration Secrets égyptiens 2, 48.
† PAL † PAL † PAL : Si on écrit ceci sur la paume droite et avec le sang de celui qui saigne, on arrêtera l’hémorragie.
Illustration Hunt, p. 361.
PALINDROME : Depuis une longue Antiquité, la magie a affectionné les mots magiques se lisant de droite à gauche ou de gauche à droite, les palindromes ou anagrammata. La Grèce en fournit de nombreux exemples. A. Delatte remarquait : « Les formules anagrammatiques, qui sont faites pour des inscriptions circulaires et dont le modèle est le serpent ourobore, sont une image du cours du Soleil. »
Attilio Mastrocinque nous apprend qu’un « papyrus magique décrit le rite par lequel on contraignait une personne à faire ou à ne pas faire une chose. On prenait un morceau de papyrus hiératique ou une lamelle de plomb et un anneau de fer, avec une plume on traçait les cercles extérieur et intérieur de l’anneau sur le papyrus ou la lamelle. Dans l’anneau dessiné on écrivait une longue formule magique, dans le cercle intérieur on dessinait un rectangle de mots magiques et on écrivait : “Que telle chose ne soit pas faite tant que cet anneau restera enseveli. ” On repliait le papyrus ou la lamelle sur l’anneau, on les liait et on les plaçait dans une source abandonnée ou dans la tombe d’un mort prématuré. » Le même papyrus, ajoute-t-il, conserve encore le dessin d’une défixion de ce type et présente le palindrome :
Illustration
Illustration H. D. Betz, The Greek Magical Papyri in translation including the Demotic spells, Chicago & Londres, 1986, p. 332 ; Armand Delatte, « Études sur la magie grecque », Musée Belge 18 (1914), pp. 5-96, ici p. 28 ; A. Mastrocinque, « Le pouvoir de l’écriture dans la magie », Cahiers Mondes ancien 1/2009,
PALLIUM. CRISCIUM. CONFAME. : Pour guérir quelqu’un piqué par un serpent, il faut écrire ceci sur du fromage et le lui donner à manger :
+ + +
PALLIUM. CRISCIUM. CONFAME. SIGNALE. SIGNE. SIGNIKADE
Illustration Utrecht, Bibl. de l’Université, Ms. 1355, fol. 48 r°.
PANCA PASCA ACARAT : Une incantation roumaine contre les serpents recommande d’écrire les mots suivants sur un verre et de les laver avec du vin ou de l’eau pure (vierge) ; le blessé la boira et lavera la morsure avec : Panca pasca cacarat poca poi tocosora panca paca caca panca rata.
Emanuela Timotin note : « Dans son travail dédié à la médecine magique, Candrea a analysé aussi quelques incantations orales, qui comprennent des mots obscurs, qui sont d’une certaine façon similaires aux nôtres. Nous citons ces mots, pour lesquels Candrea propose une origine occidentale : “Cararate/ Conopate/ Netie/ Congapate, / Corban” ; “Pog conopago/ Cara gana carga/ Cararata pune. ” »
Illustration Manuscrit roumain BAR 4743, folio 184 v° ; I.-A. Candrea, Folclorul medical român comparat. Privire generală. Medicina magică, Iaşi, 19992, pp. 340 sq.
† PANTHON † GRATON † MURITON : Début d’une formule permettant de se rendre invisible des trois fées Milia, Achilia et Sibylia. Le rituel implique d’être lavé, d’avoir une chandelle de cire vierge que l’on allume, un feu de charbon de bois sur lequel on fait bouillir de l’eau, au milieu de la pièce où l’on procède. En tenant la chandelle dans la main droite, on récite alors cette formule :
Illustration
Puis, avant la conjuration :
Illustration SorthieIllustration SorthiaIllustration SorthiosIllustration MiliaIllustration AchiliaIllustration SibyliaIllustration in nomine patris, & filii, & spiritus sancti, Amen.
Trois belles jeunes femmes apparaîtront alors et remettront une bague à l’opérateur. Les deux premiers termes devraient être une variation sur le mot Pantocrator (« tout-puissant ») fractionné.
Illustration Reginald Scot, Discoverie of witchcraft, Londres, 1584, XV, 10.
PARA PARA PARA : Pour se rendre invisible durant vingt-quatre heures, il faut se dépouiller des vêtements que l’on porte et tracer ces « signes » durant le même temps. Le mot est qualifié de « signe » parce qu’il est écrit en caractères grecs (παραπαραπαρα).
Illustration Ohrt II, 120.
PARTITI SUNT : Pour ensorceler les cartes et gagner au jeu, en faisant trois signes de croix, on utilisait la formule suivante, dont l’ouverture est tirée de la Bible (Jean 19, 24 ou Psaume 22, 19 : Partiti sunt vestimenta mea sibi, et in vestem meam miserunt sortem [ « ils se sont partagés mes habits, ils ont tiré au sort mes vêtements » ]), mais avec des fautes, et en faisant appel à des démons, notamment à Belzébuth, dont le nom est déformé en Oelzeut :
Partiti sunt vetimenta ema, miserut contra me ad incarte clea a fili a Eniol, Liebce, Braya, Braguesca, et Oelzut.
Illustration Werner n° 37, p. 204.
PATUS, ARNNEPE, REMU : On écrit la formule suivante pour se protéger des sorts et on l’enterre sous l’étable :
Patus, Arnnepe, Remu operantus, innomune, Paves, et, Spiritus Sanstye, Amen.
Innomune et la suite sont la déformation de « au nom du Père », etc. Les trois premiers termes sont sans doute les noms de saints : Paul, Rémi et Arnold ( ?).
Illustration Bang n° 1096.
PAVTE FOMAGAS EMANUEL DERENUS : Écrite sur un billet que l’on porte sur soi, cette formule protège des ensorcellements.
Illustration Espeland n° 8.
P ++ M COGAIllustration III : Pour découvrir un voleur, on inscrit ces signes sur du fromage qu’on lui donne à manger ; il ne pourra l’avaler s’il est coupable.
Illustration Bang n° 1146.
P.Illustration B. PARAG. CP. EX. I. MIN. Y. 3. RD. Y. N. : Contre la colique, tracer ces characteres puis les déposer ou les lier sur la poitrine du patient.
Illustration Braekman n° 30.
PAX : Ce mot, qui n’a de commun avec le latin pax (« paix ») que la consonance, entre dans de très nombreuses formules magiques. Au XIIe siècle, on écrivait ceci pour faciliter un accouchement :
† Christus † pax † Christus † pax † Christus † pax † Christus in utero †
Au XIVe siècle, le terme se rencontre en Norvège dans Pax Max Vax, puis vers 1800 dans Pax, Max / udred strax l Max, Max pour se protéger du vol.
Contre la fièvre quarte, on prend trois feuilles de sauge, on écrit † pater vita sur la première, † filius pax sur la deuxième et † spiritus remedium sur la troisième, ce qui se traduit par « le père est la vie, le fils, la paix, l’Esprit, le remède », puis on les donne à manger au malade. Un charme italien bouleverse ainsi ces données. On prend trois hosties ; sur la première on écrit Pater est pax, sur la deuxième Filius est vita, sur la troisième Spiritus est medius. On constate ainsi que « remède » est devenu « milieu » par suite d’une erreur de transcription.
Pour gagner aux cartes, il faut prendre le sang d’un chien noir et écrire sur sa main gauche Pax Max urnax, variantes : Mahx, Pahx Paters Delix Spiritus Sali ; Max phax Patris Diliux Spiritus Falax. Quant à vax pax Dax, c’est une formule très commune depuis 1650 environ. Voici trois autres utilisations de Pax :
• Pour faire revenir un bien dérobé, écrire Pax, Pox, Bizax, et le donner à manger au voleur.
• Pour découvrir celui qui vous a volé, il faut écrire ceci sur un morceau de fromage : Pax † Dax † † Emax †††, le larron ne pourra l’ingérer. Une variante de la même prescription propose : Max pax Firax urgux Exqeidax Arare-lingstram Tuam Fasie Dolore † accompagné de trois Notre-Père.
Illustration
• Pour empêcher une personne de tirer sur vous, dire PAX SAX SARAX en regardant dans le canon du fusil.
Illustration Franz 2, 202 ; Reginald Scot, Discoverie of witchcraft, Londres, 1584, XII, 18 ; P. Spano, Volgarizzamento del « Trattato della cura degli occhi », Bologne, 1873, p. 51 ; Bang n° 1058 ; Schulz, p. 302 ; Bang n° 1060 ; n° 1061 ; n° 1062 ; n° 1063 ; Secrets égyptiens 2, 33 ; Oswald Zingerle, « Segen und Heilmittel aus einer Wolfsthurner Handschrift des 15. Jahrhunderts », Zeitschrift des Verreins für Volkskunde 1 (1891), p. 174 sq.
PEANRO PETOSEN TANETDO : Avec ces « paroles chaldéennes » (palabras caldeas) et maléfiques, on empêchait un homme d’uriner ou d’éjaculer.
Illustration Werner n° 38, p. 204.
P. E. C. P. E. N. D. X. A. G. J. N. M. : Outre-Manche, ces characteres doivent être écrits sur deux feuilles de parchemin pour se protéger des hémorragies ; si on veut se convaincre de l’efficacité de la formule, qu’on l’inscrive sur un couteau et qu’on plante celui-ci dans un porc : il ne saignera pas. La formule se rencontre dans un autre charme du même pays où, pour arrêter un saignement, il faut la poser sur le ventre du patient ; elle est abrégée en pe. n. m. x. a. s. z. i. ii. Iii.
Nous rencontrons la variante suivante : p. g. c. p. e. v. o. x. a. g. z. ; ces characteres sont réputés arrêter tout écoulement de sang. On les écrit sur un parchemin que l’on attache aux deux cuisses. Chez Jean de Renou, elle se lit : h b c v o x a g.
Illustration Cambridge, Trinity College, ms. 0. 2. 13, fol. 105 r°v ; Hunt, p. 96 & p. 124 ; Jean de Renou, Œuvres pharmaceutiques, chez Antoine Chard, Lyon, 1626.
PELA AMON OLE : Pour faire danser quelqu’un contre sa volonté, il faut écrire ces mots sur un papier avec du sang de chauve-souris et le placer sous le seuil de la maison :
Pela Amon Ole Satorum Lentum Ovins.
Illustration Bang n° 1141.
† PER CHRISTUM † : Au XVe siècle, pour mettre fin à une trop longue menstruation, on écrivait la formule liturgique suivante sur un morceau de papier que l’on posait sur la tête de la femme :
† per christum † cum christo † in christo.
Illustration Munich, Bibliothèque nationale bavaroise, Cgm 723, folio 222 r°.
PERGAMA : Début de la formule † pergama † perga † pergamata † abraham † alume † zorobantur, que l’on doit écrire sur du papier ou du parchemin et attacher sous le ventre du cheval qui a des vers.
Illustration Braekman n° 206.
PERLO : Pour ne jamais être ensorcelé, il faut écrire et porter ces mots sur soi : + Perlo + Amasus + Emanuel + 2 Doremus. La formule semble être tronquée car, une autre ayant le même but, se présente sous la forme Porto Hamasias F Emanuel F doremus. Doremus devrait être D + oremus, « prions Dieu ».
Illustration Bang n° 1098.
PHALAY : Ce mot répété trois fois permet d’obtenir un jugement favorable dans un procès.
Illustration Grand Grimoire, p. 56.
PHARMAKOYS : Écrit en lettres grecques, ce mot fait partie d’un rituel de guérison des douleurs rhénales. Avant de se baigner, il faut prendre de l’huile dans la main gauche et dire Pharmakoys trois fois, puis se frictionner avec l’huile. En grec, pharmakon, latin pharmacum, désigne le remède ainsi que le philtre et le sortilège, et au Moyen Âge, l’un des noms de la sorcière est pharmaceutria. En roumain, farmec, attesté à partir du XVIe siècle, signifie « enchantement, sort, sortilèges, charme ».
Illustration Önnerfors 18.
PHATTU : Mot magique apparaissant dans une oraison protégeant de toute mauvaise action. On récite cinq Pater et cinq Ave, puis un charme faisant appel aux blessures du Christ, aux quatre couronnes du ciel, aux quatre évangélistes, puis on avale les mots suivants qui démarquent l’Évangile de saint Jean : Est principio, est in principio, est in verbum, Deum et tu phattu.
Illustration Honorius, p. 66 sq.
PHILACRATES : Si l’on veut se rendre invisible, il faut prendre, à la lune croissante, un morceau de parchemin vierge et écrire les mots qui suivent avec du sang de chauve-souris : Philacrates fabigata gorguides garon plaraka stelpa, puis tracer certains characteres, envelopper le tout dans un autre parchemin, etc.
Illustration Braekman n° 243.
PHNO EAI IABOCH (Φνω εαι ‘Iαβωχ) : Mots magiques, donnés pour égyptiens, servant à consacrer un anneau dont le port permet d’être invincible et invulnérable dans tous les dangers, partout et de tout temps. Après avoir invoqué le dieu tout-puissant, on prononce ces mots en ajoutant des noms de Dieu en hébreu (Adonaï, Sabaoth), grec (o panton monarchos Basileus [ « ô roi régnant seul sur toutes choses » ]), parthe (Ouertô pantothunata), et on conclut par Iaô Sabaoth Abrasax.
Illustration PGM III, 74-76.
PHTA HRA IE : Début d’une invocation grecque qui accompagne une demande d’assistance dans les périls mortels. On s’adresse à un dieu dont le nom secret est ici révélé :
Phta hra iè Phta oun emècha erôchth Barôch thorchtha thôm chai eouch archandabar ôeaeô ynéôch èra ôn ègôph bom phta athabrasia Abriasoth barbarbelôcha barbariaôch
Illustration Illustration Illustration
Le texte se clôt parIllustration ABLATHANAGALBA.
Illustration PGM II, 68 sq.
PICATRIX : Titre d’un traité de magie traduit de l’arabe en castillan, puis en latin sur ordre d’Alphonse X le Sage, roi de Castille, et achevé en 1256.
Le texte arabe intitulé Ġāyat al-Hakîm (Illustration, Le But du sage), sous-entendu « dans la magie », attribué à tort à Maslama ibn Ahmad al-Madjrîtî, mathématicien et astronome († 1005-1008), est une compilation du XIe siècle d’environ deux cents ouvrages sur les sciences ésotériques écrits au Proche-Orient aux IXe et Xe siècles par des Sabéens. Il traite des oraisons à adresser aux esprits des planètes, des images de celles-ci, des anneaux magiques, et il reproduit de très nombreux characteres et figures.
Cet ouvrage eut un retentissement considérable, et on retrouve son influence chez Pierre d’Abano, puis chez les alchimistes et occultistes du XVIe siècle. Il connut un grand succès jusqu’au XVIIe siècle. Henri Corneille Agrippa et Marsile Ficin, par exemple, l’utilisèrent. Une traduction anonyme et ne comportant que les deux premiers livres en français en a été faite au XVIIIe siècle, dont trois manuscrits sont conservés, l’un à la Bibliothèque nationale, et les deux autres à celle de l’Arsenal. Trois traductions en hébreu de la Ġāyat al-Hakîm sont connues.
Illustration ABRUTIM ; ACRIUZ ; BAHÂHAJÛS ; BEHEYMEREZ, DEYTUZ ; GANEYTANIA ; HANTARACERET ; HAPHOT ; HARMUM ; HENDEB ; HEYERIM ; KARDÎLÂS ; NEFORUZ ; RHIBARIM ; SERAPHIE ; YE DELUZ.
Illustration D. Pingree, Picatrix. The Latin Version of the Ġāyat al-Hakîm, Londres, 1986. Traduction du texte latin par Béatrice Bakhouche, Fr. Fauquier, Brigitte Pérez-Jean, Picatrix, un traité de magie médiéval, Turnhout, Brepols, 2003 (Miroir du Moyen Âge). Le texte arabe a été traduit en allemand par H. Ritter et M. Plessner : Picatrix. Das Ziel des Weisen vom Pseudo-Magrîtî, Londres, 1962 (Studies of the Warburg Institutes, 26). J.-P. Boudet, A. Caiozzo, N. Weill-Parot (éd.), Images et magie. Picatrix entre Orient et Occident, Paris, Champion, 2011.
P I M T C S M : Abréviation des paroles du Christ, Pater, in manus tuas commendo spiritum meum (« Père, je remets mon esprit entre tes mains »), tirées de l’Évangile selon saint Luc (23, 46) et utilisées sur les amulettes chrétiennes. Ces mots font aussi partie de l’Oraison des sept paroles, attribuée à Bède, qui assurait la protection contre tous les maux et empêchait de mourir sans confession.
PIRAN CACAFAS (πειραν κακϕας) : Pour protéger ses yeux de tous les maux, il faut graver ces mots sur un jaspe, avec un lézard flottant sur le ventre, et porter ce phylactère. On peut aussi monter le jaspe sur un anneau qui, si on le prête, guérira les ophthalmies. Les textes grecs de cette prescription, portent XOΓΘEΣOΓ’ΛE ; variante des manuscrits latins : κoβoβας
Illustration Cyranides II, Z.
PIRON † PUPICON † DIRON :Illustration † GON † BON † RON.
PIX, NIX, NOX : Cités pour la première fois par Césaire de Heisterbach dans son Dialogue des miracles (XII, 1), ces termes désignent des tourments. La formule complète est : Pix, nix, nox, vermis, flagra, vincula, pus, pudor, horror. Elle dérive peut-être d’une énumération grecque de démons : Pαξ Pιξ Pηξ.
P. N. B. : Au XVe siècle, quand une femme avait trop de menstrues, on lui donnait de la corne de cerf rapée dans du vin et on lui faisait porter un billet où était inscrit : P. N. B. C. P. X. A. O. P. I. L. In nomine patris et fily et spiritus sancti.
Illustration Oswald Zingerle, « Segen und Heilmittel aus einer Wolfsthurner Handschrift des 15. Jahrhunderts », Zeitschrift des Verreins für Volkskunde 1 (1891), p. 177.
P. N. T. C. O. T. O. T. I. G. P. P. T. ET 2 S. : Contre l’hémorragie d’une femme, il faut écrire cette formule sur un parchemin et le lui attacher sur la poitrine. Pour un homme, déposer sur le cœur un parchemin avec : p. n. p. a. s. 5. x. a. es. a’. a. n’. z. e. ey’.
Illustration Braekman n° 20.
PORO, POTA, ZABA, ZARO, ZARAI : On prononce ces mots en préparant un breuvage qu’on donne à boire à celui qu’un serpent, ou un autre « ver » a piqué. Une autre formule proche (cf. Poro. pota. Vero zebera) et venant de la même source est utilisée contre la fièvre. Poro pourrait être l’anagramme de Pater te oro, « Père je te prie ». Le manuscrit Royal 12 B. XXV de la British Library propose une autre lecture : Porro Porro Poto Zelo Zelo Zebeta Arra Array Praclitus (folio 62 v°).
Illustration Hunt, p. 75.
PORO. POTA. VERO ZEBERA : Pour bannir la fièvre, il faut prendre une pomme, la couper en trois au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, tracer une croix et écrire sur chaque morceau :
Poro. Pota. Vero zebera. Maraim baraym. Paraclytus spiritus vincit. Christus regnat. Christus imperat
(Poro. Pota. Vero zebera. Maraim baraym. L’esprit Paraclet vainc, le Christ règne, le Christ ordonne.)
Puis faire ingérer au malade un morceau par jour durant trois jours.
Illustration Haust, p. 123 sq.
PORTO HAMASIAS F EMANUEL F DORENUS : Écrits sur du papier et portés sur soi, ces mots protègent des sorts.
Illustration PERLO.
Illustration BBE, p. 13.
P P P : Début du texte d’une amulette chrétienne pour les voyageurs, notée en Angleterre au XVIe siècle. « Il ne faut jamais prononcer cela mais le porter », est-il recommandé :
p p p c g e g a q q est p t I k a b g l k 2 a x t g t b a m g 2 4 2 1 qp x c g k q a 9 9 p o q q r
Le q de la séquence 2 4 2 1 représente quem.
Illustration Reginald Scot, Discoverie of witchcraft, Londres, 1584, XII, 9.
P P z F z S S : Abréviation courante dans les grimoires de « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Le z représente et.
Illustration
Illustration PRAXIllustration MAXIllustration DEUS I MAXIllustration : Explicit d’une formule destinée à guérir la morsure d’un chien enragé :
O rex gloria Iesu Christe, veni cum pace. In nomine patris max, in nomine filii max, in nomine spiritus sancti prax : Gasper Melchior, BalthasarIllustration praxIllustration maxIllustration Deus I max Illustration.
Illustration Reginald Scot, Discoverie of witchcraft, Londres, 1584, XII, 14.
PRINCES DE L’ENFER : Lucifer, Belial, Astaroht, Satanas, Anubes, Dryttianus, Drakeus.
Illustration NOMS DES DIABLES.
Illustration BBE, p. 27.
PRIOL FOLFAT FROFALL : La formule suivante rend efficace un charme d’amour. Elle a été notée par Christian Heuschkhel, forestier de Neustadt s/Orla (Thuringe) vivant au XVIIIe siècle :
Priol Folfat Frofall. Gt. C. H + f. t. G. A. T tz tt
Illustration W.-E. Peuckert, Pansophie, Berlin, 1956, p. 386.
PRITAG † STROLAG † BRYSA † BORA † : Pour arrêter les épistaxis, on écrit ces mots et on les attache sous le nez de celui qui saigne.
Illustration Ohrt II, 100.
PRORSUS MORTUUS DIREA KATHOCA : Au XVe siècle, ces mots sont censés guérir la morsure des serpents. Ils suivent une imprécation adressée au reptile traité de « serf du diable ». Cette formule dérive de Illustration ORTUS, MORTUUS.
Illustration Munich, Bibliothèque nationale bavaroise, manuscrit Clm 27105, fol. 77 v°.
P. R. Q. F. R. P. P. T. T. A P R. N. : Characteres magiques d’un charme de protection contre les coups et les armes blanches de la fin du XVIIIe siècle ; il faut les écrire avec du sang de chauve-souris et se les attacher au bras.
Illustration W.-E. Peuckert, Pansophie, Berlin, 1956, p. 386.
PSAUMES : De tous les textes chrétiens, les Psaumes ont été ceux le plus utilisés en magie, accompagnés ou non de caractères magiques. L’influence juive a été très importante si l’on se réfère au Sepher Shimmush Tehillim, un traité sur l’utilisation des Psaumes rédigé au XIIIe siècle par Shem Tov Ben Isaac de Tortose et tiré de la Kabbale pratique. Voyons d’abord à quoi servent ceux qui se suffisent à eux-mêmes, étant entendu que ce relevé ne fournit qu’un échantillon représentatif des utilisations.
Ps. 8 pour qu’un enfant vienne bien ; Ps. 12 contre les voleurs ; Ps. 15 contre le mauvais œil ; Ps. 22 pour ne pas se perdre en chemin ; Ps. 26 pour planter de la vigne et pour la bonne fortune ; Ps. 34 pour être libéré des nécessités et pour empêcher le vin de tourner ; Ps. 24 pour dormir ; Ps. 25 pour dissiper les maléfices ; Ps. 32 : pour faire lever le siège d’une ville en sept jours ; Ps. 35 pour aider les accouchements ; Ps. 36 pour détruire un ennemi ; Ps. 38 contre les mauvais rêves ; Ps. 42 pour mettre en fuite ses ennemis ; Ps. 50 pour recouvrer un bien volé (même chose avec le Ps. 119), pour se rendre invisible et pour arrêter une hémorragie ; Ps. 56 pour ne pas craindre les bêtes ; Ps. 57 pour annihiler les enchantements ; Ps. 58 pour dénouer l’aiguillette ; Ps. 73 pour être exaucé ; Ps. 84 pour avoir de la chance. Ps. 90 utilisé jusqu’au XXe siècle comme phylactère car il forme comme une cuirasse autour de vous (il a fourni de nombreuses formules, notamment les versets 5-6 et 10) ; Ps. 91 pour conjurer les serpents ; Ps. 130 pour découvrir un voleur. On retiendra que le Psaume 109 (108) est très employé comme malédiction car il est imprécatoire.
Sont associés à des characteres magiques : Ps. 2 pour repousser les mauvaises humeurs ; Ps. 5 pour faire un emprunt ; Ps. 9 & 14 pour se présenter à un roi ou un prince ; Ps. 10 pour détruire la maison de son ennemi ; Ps. 16 pour éviter le scandale et la discorde ; Ps. 18 pour un accouchement rapide ; Ps. 19 pour conserver la faveur de son seigneur ; Ps. 20 & 81 pour être bien reçu ; Ps. 21 pour ne pas redouter les mauvaises gens ; Ps. 28 pour guérir les lunatiques ; Ps. 17 & 29 pour la maladie et la guérison ; Ps. 30 pour les prisonniers ; Ps. 32 contre la stérilité des femmes ; Ps. 39 contre les fausses couches ; Ps. 52 pour être redouté de tous ; Ps. 60 pour un retour d’amour ; Ps. 61 pour disperser ses ennemis ; Ps. 63 pour vaincre son ennemi ; Ps. 68 pour adoucir son ennemi ; Ps. 80 pour étancher le sang qui coule ; Ps. 85 pour que le vin soit bon.
Au XVIe siècle, Reginald Scot cite un moyen d’agir contre les sorcières. Il faut réciter à l’envers les mots des versets suivants des Psaumes : Domine Deux noster (8, 10), Dominus illuminatio mea, Domine exaudi orationem meam (101, 2), Deus laudem meam ne tacueris (108, 2), après avoir fabriqué un voult et l’avoir fumigé avec un os pourri.
Selon les Clavicules de Salomon, lorsqu’on consacre la cire vierge destinée aux opérations, il faut réciter dix-neuf Psaumes plus une conjuration ; pour les objets de fer, sept Psaumes et une prière, et pour le parchemin vierge, une conjuration suivie du Psaume 72.
Les meilleurs exemples d’utilisation des Psaumes à des fins magiques sont trois textes : un manuscrit de Florence qui date du XVe siècle, où quatre-vingt-dix Psaumes sont cités, ainsi qu’un grimoire connu sous le titre de Livret de Gertrude (Gertrudenbüchlein) — les recettes ayant été faussement attribuées à cette cistercienne du XIIIe siècle —, et un autre intitulé Le Sixième et le Septième livre de Moïse, avec un appendice sur « l’utilisation et l’efficacité des Psaumes et de leurs différentes fins » joignent des characteres aux Psaumes.
Le Sepher Shimmush Tehillim indique pour sa part les versets du Psaume à écrire et le nom divin à ajouter à chacun. Voici quelques exemples. Contre une naissance prématurée, les quatre premiers versets du premier Psaume sont ainsi liés à Ashray (« heureux »), L (« pas »), Yatzliah (« réussira ») et Derech (« route »). Le deuxième Psaume sert contre les dangers d’une tempête en mer, le troisième contre les maux de tête et de dos, le sixième contre tous les maux d’yeux, le dixième contre les esprits impurs, le quarante-quatrième vous met à l’abri de vos ennemis, le cinquante-huitième empêche un chien qui vous attaque de vous faire du mal... Des extraits des Psaumes se retrouvent aussi sur les pentacles, notamment dans la tradition des Clavicules de Salomon :
Illustration
Psaume 23, 7.
Illustration
Psaume 69, 23 & 135, 16.
Illustration
Psaume 116, 16 sq.
Illustration Clavicules II, 17-19 ; Florence, Bibliothèque laurentienne, manuscrit Plut. 89 Sup. 38 ; Sepher Shimmush Tehillim or Use of the Psalms for the physical welfare of man. A fragment out of the Practical Kabbalah, translated by Godfery Selig, Lipsiae, 1788 ; W. Dürig, « Die Verwendung des sogenannten Fluchpsalms 108 (109) im Volksglauben und in der Liturgie », Münchener theologische Zeitschrift 27 (1976), pp. 1-84 ; Agrippa d’Aubigné, L’Escalade, éd. L. Dufour-Vernes et E. Ritter, Genève, 1884, appendice § IV, p. 28 (amulette reprenant le Psaume 57).
† P. T. K. V. C. P. P. Q. Q. Q. N. : Si quelqu’un vous hait et si vous voulez qu’il vous craigne, il faut écrire ces mots sur une peau et les déposer près de sa tête quand il dort.
Illustration Braekman n° 235.
P XX : Premiers caractères magiques d’une série accompagnée de signes cabalistiques formant une amulette contre le venin des serpents, les poisons, les traîtrises et les maléfices :
Illustration.
Variantes :
Illustration
Il est possible que P soit le rho grec et X le chi ; P XX représenterait alors le Christ.
Illustration Bang n° 1104 ; G. H. R. Horsley, E. R. Waterhouse, « The Greek Nomen sacrum XP in some Latin and Old English Manuscripts », Scriptorium 38 (1984), pp. 211-230.
P459, F1392, C49947p92, 582, F3662 : Formule cryptée qui se lit ainsi : « Pour corrompre une fille, il faut dire et porter sur soi en lui touchant la main de la vôtre, les paroles suivantes : Bestarbesto, corrumpat viscera cujus mulieris. »
Illustration Secrets magiques pour l’amour n° XXVII.
P A : Selon Pline l’Ancien, le consul Servilius Noniamus portait au cou une amulette comportant ces deux lettres grecques qui représentent en fait Râ, nom du dieu soleil égyptien.
Illustration Pline, Histoire naturelle XXVIII, 5.
P A. B PB. A. PE. : Un curieux charme en vieil allemand contient une recette pour délivrer un malade du ver qui fait tomber ses dents :
P a. b pb. a. pe. f. p. pf. e. pi. k. pk. i. po. p. pp. o. pu. x. px. u.
« Trace un point derrière Pa., deux derrière pe. ., trois derrière pi ∴, quatre derrière pu Illustration, et cinq Illustration. Écris ensuite sur quatre hosties :
Illustration
en insérant le nom du patient sur deux ou trois hosties. »
Illustration Zeitschrift fur deutsches Altertum 11, p. 437.
PACHAY † PATRE † ADONNAY : Début d’une oraison destinée à charmer toutes sortes d’armes ; il faut l’écrire et la porter sur soi. Outre les noms de Dieu, l’oraison comporte des formules chrétiennes courantes commeIllustration JESUS AUTEM TRANSIENS ;Illustration VERBUM CARO FACTUM EST, — et s’achève par : † Pacisdes †††
Illustration Hervé, p. 362.
† PAGA † CHAGA † PAGULA † CHAULA † PAGULA : Contre la morsure des chiens enragés, il faut écrire ces mots sur un bref et attacher celui-ci autour du cou de l’homme ou de l’animal.
Illustration Secrets égyptiens 2, 48.
† PAL † PAL † PAL : Si on écrit ceci sur la paume droite et avec le sang de celui qui saigne, on arrêtera l’hémorragie.
Illustration Hunt, p. 361.
PALINDROME : Depuis une longue Antiquité, la magie a affectionné les mots magiques se lisant de droite à gauche ou de gauche à droite, les palindromes ou anagrammata. La Grèce en fournit de nombreux exemples. A. Delatte remarquait : « Les formules anagrammatiques, qui sont faites pour des inscriptions circulaires et dont le modèle est le serpent ourobore, sont une image du cours du Soleil. »
Attilio Mastrocinque nous apprend qu’un « papyrus magique décrit le rite par lequel on contraignait une personne à faire ou à ne pas faire une chose. On prenait un morceau de papyrus hiératique ou une lamelle de plomb et un anneau de fer, avec une plume on traçait les cercles extérieur et intérieur de l’anneau sur le papyrus ou la lamelle. Dans l’anneau dessiné on écrivait une longue formule magique, dans le cercle intérieur on dessinait un rectangle de mots magiques et on écrivait : “Que telle chose ne soit pas faite tant que cet anneau restera enseveli. ” On repliait le papyrus ou la lamelle sur l’anneau, on les liait et on les plaçait dans une source abandonnée ou dans la tombe d’un mort prématuré. » Le même papyrus, ajoute-t-il, conserve encore le dessin d’une défixion de ce type et présente le palindrome :
Illustration
Illustration H. D. Betz, The Greek Magical Papyri in translation including the Demotic spells, Chicago & Londres, 1986, p. 332 ; Armand Delatte, « Études sur la magie grecque », Musée Belge 18 (1914), pp. 5-96, ici p. 28 ; A. Mastrocinque, « Le pouvoir de l’écriture dans la magie », Cahiers Mondes ancien 1/2009,
PALLIUM. CRISCIUM. CONFAME. : Pour guérir quelqu’un piqué par un serpent, il faut écrire ceci sur du fromage et le lui donner à manger :
+ + +
PALLIUM. CRISCIUM. CONFAME. SIGNALE. SIGNE. SIGNIKADE
Illustration Utrecht, Bibl. de l’Université, Ms. 1355, fol. 48 r°.
PANCA PASCA ACARAT : Une incantation roumaine contre les serpents recommande d’écrire les mots suivants sur un verre et de les laver avec du vin ou de l’eau pure (vierge) ; le blessé la boira et lavera la morsure avec : Panca pasca cacarat poca poi tocosora panca paca caca panca rata.
Emanuela Timotin note : « Dans son travail dédié à la médecine magique, Candrea a analysé aussi quelques incantations orales, qui comprennent des mots obscurs, qui sont d’une certaine façon similaires aux nôtres. Nous citons ces mots, pour lesquels Candrea propose une origine occidentale : “Cararate/ Conopate/ Netie/ Congapate, / Corban” ; “Pog conopago/ Cara gana carga/ Cararata pune. ” »
Illustration Manuscrit roumain BAR 4743, folio 184 v° ; I.-A. Candrea, Folclorul medical român comparat. Privire generală. Medicina magică, Iaşi, 19992, pp. 340 sq.
† PANTHON † GRATON † MURITON : Début d’une formule permettant de se rendre invisible des trois fées Milia, Achilia et Sibylia. Le rituel implique d’être lavé, d’avoir une chandelle de cire vierge que l’on allume, un feu de charbon de bois sur lequel on fait bouillir de l’eau, au milieu de la pièce où l’on procède. En tenant la chandelle dans la main droite, on récite alors cette formule :
Illustration
Puis, avant la conjuration :
Illustration SorthieIllustration SorthiaIllustration SorthiosIllustration MiliaIllustration AchiliaIllustration SibyliaIllustration in nomine patris, & filii, & spiritus sancti, Amen.
Trois belles jeunes femmes apparaîtront alors et remettront une bague à l’opérateur. Les deux premiers termes devraient être une variation sur le mot Pantocrator (« tout-puissant ») fractionné.
Illustration Reginald Scot, Discoverie of witchcraft, Londres, 1584, XV, 10.
PARA PARA PARA : Pour se rendre invisible durant vingt-quatre heures, il faut se dépouiller des vêtements que l’on porte et tracer ces « signes » durant le même temps. Le mot est qualifié de « signe » parce qu’il est écrit en caractères grecs (παραπαραπαρα).
Illustration Ohrt II, 120.
PARTITI SUNT : Pour ensorceler les cartes et gagner au jeu, en faisant trois signes de croix, on utilisait la formule suivante, dont l’ouverture est tirée de la Bible (Jean 19, 24 ou Psaume 22, 19 : Partiti sunt vestimenta mea sibi, et in vestem meam miserunt sortem [ « ils se sont partagés mes habits, ils ont tiré au sort mes vêtements » ]), mais avec des fautes, et en faisant appel à des démons, notamment à Belzébuth, dont le nom est déformé en Oelzeut :
Partiti sunt vetimenta ema, miserut contra me ad incarte clea a fili a Eniol, Liebce, Braya, Braguesca, et Oelzut.
Illustration Werner n° 37, p. 204.
PATUS, ARNNEPE, REMU : On écrit la formule suivante pour se protéger des sorts et on l’enterre sous l’étable :
Patus, Arnnepe, Remu operantus, innomune, Paves, et, Spiritus Sanstye, Amen.
Innomune et la suite sont la déformation de « au nom du Père », etc. Les trois premiers termes sont sans doute les noms de saints : Paul, Rémi et Arnold ( ?).
Illustration Bang n° 1096.
PAVTE FOMAGAS EMANUEL DERENUS : Écrite sur un billet que l’on porte sur soi, cette formule protège des ensorcellements.
Illustration Espeland n° 8.
P ++ M COGAIllustration III : Pour découvrir un voleur, on inscrit ces signes sur du fromage qu’on lui donne à manger ; il ne pourra l’avaler s’il est coupable.
Illustration Bang n° 1146.
P.Illustration B. PARAG. CP. EX. I. MIN. Y. 3. RD. Y. N. : Contre la colique, tracer ces characteres puis les déposer ou les lier sur la poitrine du patient.
Illustration Braekman n° 30.
PAX : Ce mot, qui n’a de commun avec le latin pax (« paix ») que la consonance, entre dans de très nombreuses formules magiques. Au XIIe siècle, on écrivait ceci pour faciliter un accouchement :
† Christus † pax † Christus † pax † Christus † pax † Christus in utero †
Au XIVe siècle, le terme se rencontre en Norvège dans Pax Max Vax, puis vers 1800 dans Pax, Max / udred strax l Max, Max pour se protéger du vol.
Contre la fièvre quarte, on prend trois feuilles de sauge, on écrit † pater vita sur la première, † filius pax sur la deuxième et † spiritus remedium sur la troisième, ce qui se traduit par « le père est la vie, le fils, la paix, l’Esprit, le remède », puis on les donne à manger au malade. Un charme italien bouleverse ainsi ces données. On prend trois hosties ; sur la première on écrit Pater est pax, sur la deuxième Filius est vita, sur la troisième Spiritus est medius. On constate ainsi que « remède » est devenu « milieu » par suite d’une erreur de transcription.
Pour gagner aux cartes, il faut prendre le sang d’un chien noir et écrire sur sa main gauche Pax Max urnax, variantes : Mahx, Pahx Paters Delix Spiritus Sali ; Max phax Patris Diliux Spiritus Falax. Quant à vax pax Dax, c’est une formule très commune depuis 1650 environ. Voici trois autres utilisations de Pax :
• Pour faire revenir un bien dérobé, écrire Pax, Pox, Bizax, et le donner à manger au voleur.
• Pour découvrir celui qui vous a volé, il faut écrire ceci sur un morceau de fromage : Pax † Dax † † Emax †††, le larron ne pourra l’ingérer. Une variante de la même prescription propose : Max pax Firax urgux Exqeidax Arare-lingstram Tuam Fasie Dolore † accompagné de trois Notre-Père.
Illustration
• Pour empêcher une personne de tirer sur vous, dire PAX SAX SARAX en regardant dans le canon du fusil.
Illustration Franz 2, 202 ; Reginald Scot, Discoverie of witchcraft, Londres, 1584, XII, 18 ; P. Spano, Volgarizzamento del « Trattato della cura degli occhi », Bologne, 1873, p. 51 ; Bang n° 1058 ; Schulz, p. 302 ; Bang n° 1060 ; n° 1061 ; n° 1062 ; n° 1063 ; Secrets égyptiens 2, 33 ; Oswald Zingerle, « Segen und Heilmittel aus einer Wolfsthurner Handschrift des 15. Jahrhunderts », Zeitschrift des Verreins für Volkskunde 1 (1891), p. 174 sq.
PEANRO PETOSEN TANETDO : Avec ces « paroles chaldéennes » (palabras caldeas) et maléfiques, on empêchait un homme d’uriner ou d’éjaculer.
Illustration Werner n° 38, p. 204.
P. E. C. P. E. N. D. X. A. G. J. N. M. : Outre-Manche, ces characteres doivent être écrits sur deux feuilles de parchemin pour se protéger des hémorragies ; si on veut se convaincre de l’efficacité de la formule, qu’on l’inscrive sur un couteau et qu’on plante celui-ci dans un porc : il ne saignera pas. La formule se rencontre dans un autre charme du même pays où, pour arrêter un saignement, il faut la poser sur le ventre du patient ; elle est abrégée en pe. n. m. x. a. s. z. i. ii. Iii.
Nous rencontrons la variante suivante : p. g. c. p. e. v. o. x. a. g. z. ; ces characteres sont réputés arrêter tout écoulement de sang. On les écrit sur un parchemin que l’on attache aux deux cuisses. Chez Jean de Renou, elle se lit : h b c v o x a g.
Illustration Cambridge, Trinity College, ms. 0. 2. 13, fol. 105 r°v ; Hunt, p. 96 & p. 124 ; Jean de Renou, Œuvres pharmaceutiques, chez Antoine Chard, Lyon, 1626.
PELA AMON OLE : Pour faire danser quelqu’un contre sa volonté, il faut écrire ces mots sur un papier avec du sang de chauve-souris et le placer sous le seuil de la maison :
Pela Amon Ole Satorum Lentum Ovins.
Illustration Bang n° 1141.
† PER CHRISTUM † : Au XVe siècle, pour mettre fin à une trop longue menstruation, on écrivait la formule liturgique suivante sur un morceau de papier que l’on posait sur la tête de la femme :
† per christum † cum christo † in christo.
Illustration Munich, Bibliothèque nationale bavaroise, Cgm 723, folio 222 r°.
PERGAMA : Début de la formule † pergama † perga † pergamata † abraham † alume † zorobantur, que l’on doit écrire sur du papier ou du parchemin et attacher sous le ventre du cheval qui a des vers.
Illustration Braekman n° 206.
PERLO : Pour ne jamais être ensorcelé, il faut écrire et porter ces mots sur soi : + Perlo + Amasus + Emanuel + 2 Doremus. La formule semble être tronquée car, une autre ayant le même but, se présente sous la forme Porto Hamasias F Emanuel F doremus. Doremus devrait être D + oremus, « prions Dieu ».
Illustration Bang n° 1098.
PHALAY : Ce mot répété trois fois permet d’obtenir un jugement favorable dans un procès.
Illustration Grand Grimoire, p. 56.
PHARMAKOYS : Écrit en lettres grecques, ce mot fait partie d’un rituel de guérison des douleurs rhénales. Avant de se baigner, il faut prendre de l’huile dans la main gauche et dire Pharmakoys trois fois, puis se frictionner avec l’huile. En grec, pharmakon, latin pharmacum, désigne le remède ainsi que le philtre et le sortilège, et au Moyen Âge, l’un des noms de la sorcière est pharmaceutria. En roumain, farmec, attesté à partir du XVIe siècle, signifie « enchantement, sort, sortilèges, charme ».
Illustration Önnerfors 18.
PHATTU : Mot magique apparaissant dans une oraison protégeant de toute mauvaise action. On récite cinq Pater et cinq Ave, puis un charme faisant appel aux blessures du Christ, aux quatre couronnes du ciel, aux quatre évangélistes, puis on avale les mots suivants qui démarquent l’Évangile de saint Jean : Est principio, est in principio, est in verbum, Deum et tu phattu.
Illustration Honorius, p. 66 sq.
PHILACRATES : Si l’on veut se rendre invisible, il faut prendre, à la lune croissante, un morceau de parchemin vierge et écrire les mots qui suivent avec du sang de chauve-souris : Philacrates fabigata gorguides garon plaraka stelpa, puis tracer certains characteres, envelopper le tout dans un autre parchemin, etc.
Illustration Braekman n° 243.
PHNO EAI IABOCH (Φνω εαι ‘Iαβωχ) : Mots magiques, donnés pour égyptiens, servant à consacrer un anneau dont le port permet d’être invincible et invulnérable dans tous les dangers, partout et de tout temps. Après avoir invoqué le dieu tout-puissant, on prononce ces mots en ajoutant des noms de Dieu en hébreu (Adonaï, Sabaoth), grec (o panton monarchos Basileus [ « ô roi régnant seul sur toutes choses » ]), parthe (Ouertô pantothunata), et on conclut par Iaô Sabaoth Abrasax.
Illustration PGM III, 74-76.
PHTA HRA IE : Début d’une invocation grecque qui accompagne une demande d’assistance dans les périls mortels. On s’adresse à un dieu dont le nom secret est ici révélé :
Phta hra iè Phta oun emècha erôchth Barôch thorchtha thôm chai eouch archandabar ôeaeô ynéôch èra ôn ègôph bom phta athabrasia Abriasoth barbarbelôcha barbariaôch
Illustration Illustration Illustration
Le texte se clôt parIllustration ABLATHANAGALBA.
Illustration PGM II, 68 sq.
PICATRIX : Titre d’un traité de magie traduit de l’arabe en castillan, puis en latin sur ordre d’Alphonse X le Sage, roi de Castille, et achevé en 1256.
Le texte arabe intitulé Ġāyat al-Hakîm (Illustration, Le But du sage), sous-entendu « dans la magie », attribué à tort à Maslama ibn Ahmad al-Madjrîtî, mathématicien et astronome († 1005-1008), est une compilation du XIe siècle d’environ deux cents ouvrages sur les sciences ésotériques écrits au Proche-Orient aux IXe et Xe siècles par des Sabéens. Il traite des oraisons à adresser aux esprits des planètes, des images de celles-ci, des anneaux magiques, et il reproduit de très nombreux characteres et figures.
Cet ouvrage eut un retentissement considérable, et on retrouve son influence chez Pierre d’Abano, puis chez les alchimistes et occultistes du XVIe siècle. Il connut un grand succès jusqu’au XVIIe siècle. Henri Corneille Agrippa et Marsile Ficin, par exemple, l’utilisèrent. Une traduction anonyme et ne comportant que les deux premiers livres en français en a été faite au XVIIIe siècle, dont trois manuscrits sont conservés, l’un à la Bibliothèque nationale, et les deux autres à celle de l’Arsenal. Trois traductions en hébreu de la Ġāyat al-Hakîm sont connues.
Illustration ABRUTIM ; ACRIUZ ; BAHÂHAJÛS ; BEHEYMEREZ, DEYTUZ ; GANEYTANIA ; HANTARACERET ; HAPHOT ; HARMUM ; HENDEB ; HEYERIM ; KARDÎLÂS ; NEFORUZ ; RHIBARIM ; SERAPHIE ; YE DELUZ.
Illustration D. Pingree, Picatrix. The Latin Version of the Ġāyat al-Hakîm, Londres, 1986. Traduction du texte latin par Béatrice Bakhouche, Fr. Fauquier, Brigitte Pérez-Jean, Picatrix, un traité de magie médiéval, Turnhout, Brepols, 2003 (Miroir du Moyen Âge). Le texte arabe a été traduit en allemand par H. Ritter et M. Plessner : Picatrix. Das Ziel des Weisen vom Pseudo-Magrîtî, Londres, 1962 (Studies of the Warburg Institutes, 26). J.-P. Boudet, A. Caiozzo, N. Weill-Parot (éd.), Images et magie. Picatrix entre Orient et Occident, Paris, Champion, 2011.
P I M T C S M : Abréviation des paroles du Christ, Pater, in manus tuas commendo spiritum meum (« Père, je remets mon esprit entre tes mains »), tirées de l’Évangile selon saint Luc (23, 46) et utilisées sur les amulettes chrétiennes. Ces mots font aussi partie de l’Oraison des sept paroles, attribuée à Bède, qui assurait la protection contre tous les maux et empêchait de mourir sans confession.
PIRAN CACAFAS (πειραν κακϕας) : Pour protéger ses yeux de tous les maux, il faut graver ces mots sur un jaspe, avec un lézard flottant sur le ventre, et porter ce phylactère. On peut aussi monter le jaspe sur un anneau qui, si on le prête, guérira les ophthalmies. Les textes grecs de cette prescription, portent XOΓΘEΣOΓ’ΛE ; variante des manuscrits latins : κoβoβας
Illustration Cyranides II, Z.
PIRON † PUPICON † DIRON :Illustration † GON † BON † RON.
PIX, NIX, NOX : Cités pour la première fois par Césaire de Heisterbach dans son Dialogue des miracles (XII, 1), ces termes désignent des tourments. La formule complète est : Pix, nix, nox, vermis, flagra, vincula, pus, pudor, horror. Elle dérive peut-être d’une énumération grecque de démons : Pαξ Pιξ Pηξ.
P. N. B. : Au XVe siècle, quand une femme avait trop de menstrues, on lui donnait de la corne de cerf rapée dans du vin et on lui faisait porter un billet où était inscrit : P. N. B. C. P. X. A. O. P. I. L. In nomine patris et fily et spiritus sancti.
Illustration Oswald Zingerle, « Segen und Heilmittel aus einer Wolfsthurner Handschrift des 15. Jahrhunderts », Zeitschrift des Verreins für Volkskunde 1 (1891), p. 177.
P. N. T. C. O. T. O. T. I. G. P. P. T. ET 2 S. : Contre l’hémorragie d’une femme, il faut écrire cette formule sur un parchemin et le lui attacher sur la poitrine. Pour un homme, déposer sur le cœur un parchemin avec : p. n. p. a. s. 5. x. a. es. a’. a. n’. z. e. ey’.
Illustration Braekman n° 20.
PORO, POTA, ZABA, ZARO, ZARAI : On prononce ces mots en préparant un breuvage qu’on donne à boire à celui qu’un serpent, ou un autre « ver » a piqué. Une autre formule proche (cf. Poro. pota. Vero zebera) et venant de la même source est utilisée contre la fièvre. Poro pourrait être l’anagramme de Pater te oro, « Père je te prie ». Le manuscrit Royal 12 B. XXV de la British Library propose une autre lecture : Porro Porro Poto Zelo Zelo Zebeta Arra Array Praclitus (folio 62 v°).
Illustration Hunt, p. 75.
PORO. POTA. VERO ZEBERA : Pour bannir la fièvre, il faut prendre une pomme, la couper en trois au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, tracer une croix et écrire sur chaque morceau :
Poro. Pota. Vero zebera. Maraim baraym. Paraclytus spiritus vincit. Christus regnat. Christus imperat
(Poro. Pota. Vero zebera. Maraim baraym. L’esprit Paraclet vainc, le Christ règne, le Christ ordonne.)
Puis faire ingérer au malade un morceau par jour durant trois jours.
Illustration Haust, p. 123 sq.
PORTO HAMASIAS F EMANUEL F DORENUS : Écrits sur du papier et portés sur soi, ces mots protègent des sorts.
Illustration PERLO.
Illustration BBE, p. 13.
P P P : Début du texte d’une amulette chrétienne pour les voyageurs, notée en Angleterre au XVIe siècle. « Il ne faut jamais prononcer cela mais le porter », est-il recommandé :
p p p c g e g a q q est p t I k a b g l k 2 a x t g t b a m g 2 4 2 1 qp x c g k q a 9 9 p o q q r
Le q de la séquence 2 4 2 1 représente quem.
Illustration Reginald Scot, Discoverie of witchcraft, Londres, 1584, XII, 9.
P P z F z S S : Abréviation courante dans les grimoires de « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Le z représente et.
Illustration
Illustration PRAXIllustration MAXIllustration DEUS I MAXIllustration : Explicit d’une formule destinée à guérir la morsure d’un chien enragé :
O rex gloria Iesu Christe, veni cum pace. In nomine patris max, in nomine filii max, in nomine spiritus sancti prax : Gasper Melchior, BalthasarIllustration praxIllustration maxIllustration Deus I max Illustration.
Illustration Reginald Scot, Discoverie of witchcraft, Londres, 1584, XII, 14.
PRINCES DE L’ENFER : Lucifer, Belial, Astaroht, Satanas, Anubes, Dryttianus, Drakeus.
Illustration NOMS DES DIABLES.
Illustration BBE, p. 27.
PRIOL FOLFAT FROFALL : La formule suivante rend efficace un charme d’amour. Elle a été notée par Christian Heuschkhel, forestier de Neustadt s/Orla (Thuringe) vivant au XVIIIe siècle :
Priol Folfat Frofall. Gt. C. H + f. t. G. A. T tz tt
Illustration W.-E. Peuckert, Pansophie, Berlin, 1956, p. 386.
PRITAG † STROLAG † BRYSA † BORA † : Pour arrêter les épistaxis, on écrit ces mots et on les attache sous le nez de celui qui saigne.
Illustration Ohrt II, 100.
PRORSUS MORTUUS DIREA KATHOCA : Au XVe siècle, ces mots sont censés guérir la morsure des serpents. Ils suivent une imprécation adressée au reptile traité de « serf du diable ». Cette formule dérive de Illustration ORTUS, MORTUUS.
Illustration Munich, Bibliothèque nationale bavaroise, manuscrit Clm 27105, fol. 77 v°.
P. R. Q. F. R. P. P. T. T. A P R. N. : Characteres magiques d’un charme de protection contre les coups et les armes blanches de la fin du XVIIIe siècle ; il faut les écrire avec du sang de chauve-souris et se les attacher au bras.
Illustration W.-E. Peuckert, Pansophie, Berlin, 1956, p. 386.
PSAUMES : De tous les textes chrétiens, les Psaumes ont été ceux le plus utilisés en magie, accompagnés ou non de caractères magiques. L’influence juive a été très importante si l’on se réfère au Sepher Shimmush Tehillim, un traité sur l’utilisation des Psaumes rédigé au XIIIe siècle par Shem Tov Ben Isaac de Tortose et tiré de la Kabbale pratique. Voyons d’abord à quoi servent ceux qui se suffisent à eux-mêmes, étant entendu que ce relevé ne fournit qu’un échantillon représentatif des utilisations.
Ps. 8 pour qu’un enfant vienne bien ; Ps. 12 contre les voleurs ; Ps. 15 contre le mauvais œil ; Ps. 22 pour ne pas se perdre en chemin ; Ps. 26 pour planter de la vigne et pour la bonne fortune ; Ps. 34 pour être libéré des nécessités et pour empêcher le vin de tourner ; Ps. 24 pour dormir ; Ps. 25 pour dissiper les maléfices ; Ps. 32 : pour faire lever le siège d’une ville en sept jours ; Ps. 35 pour aider les accouchements ; Ps. 36 pour détruire un ennemi ; Ps. 38 contre les mauvais rêves ; Ps. 42 pour mettre en fuite ses ennemis ; Ps. 50 pour recouvrer un bien volé (même chose avec le Ps. 119), pour se rendre invisible et pour arrêter une hémorragie ; Ps. 56 pour ne pas craindre les bêtes ; Ps. 57 pour annihiler les enchantements ; Ps. 58 pour dénouer l’aiguillette ; Ps. 73 pour être exaucé ; Ps. 84 pour avoir de la chance. Ps. 90 utilisé jusqu’au XXe siècle comme phylactère car il forme comme une cuirasse autour de vous (il a fourni de nombreuses formules, notamment les versets 5-6 et 10) ; Ps. 91 pour conjurer les serpents ; Ps. 130 pour découvrir un voleur. On retiendra que le Psaume 109 (108) est très employé comme malédiction car il est imprécatoire.
Sont associés à des characteres magiques : Ps. 2 pour repousser les mauvaises humeurs ; Ps. 5 pour faire un emprunt ; Ps. 9 & 14 pour se présenter à un roi ou un prince ; Ps. 10 pour détruire la maison de son ennemi ; Ps. 16 pour éviter le scandale et la discorde ; Ps. 18 pour un accouchement rapide ; Ps. 19 pour conserver la faveur de son seigneur ; Ps. 20 & 81 pour être bien reçu ; Ps. 21 pour ne pas redouter les mauvaises gens ; Ps. 28 pour guérir les lunatiques ; Ps. 17 & 29 pour la maladie et la guérison ; Ps. 30 pour les prisonniers ; Ps. 32 contre la stérilité des femmes ; Ps. 39 contre les fausses couches ; Ps. 52 pour être redouté de tous ; Ps. 60 pour un retour d’amour ; Ps. 61 pour disperser ses ennemis ; Ps. 63 pour vaincre son ennemi ; Ps. 68 pour adoucir son ennemi ; Ps. 80 pour étancher le sang qui coule ; Ps. 85 pour que le vin soit bon.
Au XVIe siècle, Reginald Scot cite un moyen d’agir contre les sorcières. Il faut réciter à l’envers les mots des versets suivants des Psaumes : Domine Deux noster (8, 10), Dominus illuminatio mea, Domine exaudi orationem meam (101, 2), Deus laudem meam ne tacueris (108, 2), après avoir fabriqué un voult et l’avoir fumigé avec un os pourri.
Selon les Clavicules de Salomon, lorsqu’on consacre la cire vierge destinée aux opérations, il faut réciter dix-neuf Psaumes plus une conjuration ; pour les objets de fer, sept Psaumes et une prière, et pour le parchemin vierge, une conjuration suivie du Psaume 72.
Les meilleurs exemples d’utilisation des Psaumes à des fins magiques sont trois textes : un manuscrit de Florence qui date du XVe siècle, où quatre-vingt-dix Psaumes sont cités, ainsi qu’un grimoire connu sous le titre de Livret de Gertrude (Gertrudenbüchlein) — les recettes ayant été faussement attribuées à cette cistercienne du XIIIe siècle —, et un autre intitulé Le Sixième et le Septième livre de Moïse, avec un appendice sur « l’utilisation et l’efficacité des Psaumes et de leurs différentes fins » joignent des characteres aux Psaumes.
Le Sepher Shimmush Tehillim indique pour sa part les versets du Psaume à écrire et le nom divin à ajouter à chacun. Voici quelques exemples. Contre une naissance prématurée, les quatre premiers versets du premier Psaume sont ainsi liés à Ashray (« heureux »), L (« pas »), Yatzliah (« réussira ») et Derech (« route »). Le deuxième Psaume sert contre les dangers d’une tempête en mer, le troisième contre les maux de tête et de dos, le sixième contre tous les maux d’yeux, le dixième contre les esprits impurs, le quarante-quatrième vous met à l’abri de vos ennemis, le cinquante-huitième empêche un chien qui vous attaque de vous faire du mal... Des extraits des Psaumes se retrouvent aussi sur les pentacles, notamment dans la tradition des Clavicules de Salomon :
Illustration
Psaume 23, 7.
Illustration
Psaume 69, 23 & 135, 16.
Illustration
Psaume 116, 16 sq.
Illustration Clavicules II, 17-19 ; Florence, Bibliothèque laurentienne, manuscrit Plut. 89 Sup. 38 ; Sepher Shimmush Tehillim or Use of the Psalms for the physical welfare of man. A fragment out of the Practical Kabbalah, translated by Godfery Selig, Lipsiae, 1788 ; W. Dürig, « Die Verwendung des sogenannten Fluchpsalms 108 (109) im Volksglauben und in der Liturgie », Münchener theologische Zeitschrift 27 (1976), pp. 1-84 ; Agrippa d’Aubigné, L’Escalade, éd. L. Dufour-Vernes et E. Ritter, Genève, 1884, appendice § IV, p. 28 (amulette reprenant le Psaume 57).
† P. T. K. V. C. P. P. Q. Q. Q. N. : Si quelqu’un vous hait et si vous voulez qu’il vous craigne, il faut écrire ces mots sur une peau et les déposer près de sa tête quand il dort.
Illustration Braekman n° 235.
P XX : Premiers caractères magiques d’une série accompagnée de signes cabalistiques formant une amulette contre le venin des serpents, les poisons, les traîtrises et les maléfices :
Illustration.
Variantes :
Illustration
Il est possible que P soit le rho grec et X le chi ; P XX représenterait alors le Christ.
Illustration Bang n° 1104 ; G. H. R. Horsley, E. R. Waterhouse, « The Greek Nomen sacrum XP in some Latin and Old English Manuscripts », Scriptorium 38 (1984), pp. 211-230.
P459, F1392, C49947p92, 582, F3662 : Formule cryptée qui se lit ainsi : « Pour corrompre une fille, il faut dire et porter sur soi en lui touchant la main de la vôtre, les paroles suivantes : Bestarbesto, corrumpat viscera cujus mulieris. »
Illustration Secrets magiques pour l’amour n° XXVII.
- Hors ligne Gemani
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Vraiment passionnant, surtout on apprend que les psaumes agissent tel des formules magiques pour se protéger de ceci ou de cela.
Ce qui m'a toujours beaucoup réfréné dans la pratique de la magie, c'est la critique qu'en a fait la religion chrétienne qui a toujours maudit les mages, les sorciers, les voyants, les médiums, les oracles, etc...
Si la magie entre autres fonctionne, quel intérêt l’Église et son institution ont-ils pour nous en détourner ? Je comprends bien évidemment pour tout ce qui relève de la magie noire bien que les gnostiques avancés tels des rebelles doivent apprendre à marcher autant avec les Anges et les Démons. On remarquera aussi que Samael recevait en conférence privée plusieurs démons, ses disciples étant effrayés lors de leur venues, l'ambiance en étant affectée profondément.
L’Église chrétienne semble voir tout cela comme des résidus païens d'anciennes religions, peut-être pour les abattre et le supplanter. J'aimerais bien en savoir davantage sur les manœuvres de cette Église particulièrement revêche. Le V.M. Samael nous avait mis en garde contre le Pape et sans doute le Vatican, je ne me souviens plus exactement, il semblait très remonté contre lui.
D'autres sources vont plus loin et désignent la Papauté comme la Bête. Peut-être que les apparitions mariales ou certaines des prophéties désignaient le Vatican comme un nid de vipères. Je ne sais pas s'il faut enquêter dans ce sens où ne pas porter de jugement sur cette institution, ou faut-il préférer les chrétiens orthodoxes. On peut difficilement apprécier la religion protestante qui rejette la part féminine divine, Marie, las anges et les saints.
Ce qui m'a toujours beaucoup réfréné dans la pratique de la magie, c'est la critique qu'en a fait la religion chrétienne qui a toujours maudit les mages, les sorciers, les voyants, les médiums, les oracles, etc...
Si la magie entre autres fonctionne, quel intérêt l’Église et son institution ont-ils pour nous en détourner ? Je comprends bien évidemment pour tout ce qui relève de la magie noire bien que les gnostiques avancés tels des rebelles doivent apprendre à marcher autant avec les Anges et les Démons. On remarquera aussi que Samael recevait en conférence privée plusieurs démons, ses disciples étant effrayés lors de leur venues, l'ambiance en étant affectée profondément.
L’Église chrétienne semble voir tout cela comme des résidus païens d'anciennes religions, peut-être pour les abattre et le supplanter. J'aimerais bien en savoir davantage sur les manœuvres de cette Église particulièrement revêche. Le V.M. Samael nous avait mis en garde contre le Pape et sans doute le Vatican, je ne me souviens plus exactement, il semblait très remonté contre lui.
D'autres sources vont plus loin et désignent la Papauté comme la Bête. Peut-être que les apparitions mariales ou certaines des prophéties désignaient le Vatican comme un nid de vipères. Je ne sais pas s'il faut enquêter dans ce sens où ne pas porter de jugement sur cette institution, ou faut-il préférer les chrétiens orthodoxes. On peut difficilement apprécier la religion protestante qui rejette la part féminine divine, Marie, las anges et les saints.
- Hors ligne Pascal
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Tu soulèves le point où la Gnose se sépare de la religion institutionnelle.
Le Divin ne se transmet pas par une hiérarchie terrestre mais par l’expérience directe, intérieure et opérative.
Dans cette optique, la “magie” n’est pas un folklore interdit, mais l’art de coopérer consciemment avec les forces vivantes de la création. Les psaumes, les mantras, les invocations fonctionnent parce qu’ils activent des vibrations spirituelles réelles. Ils sont autant de clés pour ouvrir des portes intérieures, protéger, guérir, transmuter.
Pourquoi alors tant de condamnations ?
Parce que l’accès direct au pouvoir spirituel rend l’intermédiaire inutile.
Et l’institution ecclésiale, comme toute structure de pouvoir, survit par le contrôle des consciences. En déclarant que seuls ses prêtres ont le droit d’entrer en contact avec le « Ciel », elle enferme les fidèles dans un rapport de dépendance.
La Gnose affirme au contraire que tout être humain porte l’Étincelle divine et peut établir un lien avec le sacré sans permission extérieure.
Ce que l’Église a nommé “magie” était souvent simplement le souvenir des anciennes sciences sacrées : rites, astrologie intérieure, médecine énergétique, clairvoyance, théurgie... oui, tout cela vient des traditions pré-chrétiennes que l’institution a voulu supplanter pour régner seule.
Quant à la magie noire, tu as raison : elle existe.
On ne peut monter sans savoir descendre...
On ne peut commander à l’Ombre sans avoir conquis la Lumière en soi.
Les démons ne sont pas des monstres extérieurs : ce sont aussi nos agrégats psychiques, nos désirs avides, nos peurs, nos orgueils. Les voir face à face, c’est un acte de courage que peu acceptent. C’est normal que les disciples aient tremblé : on ne rencontre pas le dragon intérieur sans être ébranlé.
Au sujet de la papauté et des prophéties apocalyptiques, la vision gnostique est prudente.
Ce n’est pas un homme qui est la Bête, mais un système où le pouvoir temporel prétend représenter Dieu en supprimant la liberté de conscience. Là se cache le véritable “nid de vipères” : dans les structures dominatrices qui craignent l’éveil.
Peut-on juger ?
La Gnose propose autre chose : discerner sans haïr.
Certaines branches du christianisme ont conservé la Mère Divine, les anges, les sacrements vivants ; d’autres s’en sont coupées. Mais l’orthodoxe, le catholique, le protestant ne sont que des étiquettes : le cœur du Christ est partout où un être cherche la vérité avec sincérité.
En profondeur, ce qui se joue là.
Tu exprimes une volonté d’assumer ton propre lien au Divin, sans demander l’autorisation à aucune autorité humaine. Ce courage est rare. Il implique de marcher sur une ligne de crête, une ligne de rasoir, ni naïf face aux forces obscures, ni soumis à la peur que les institutions ont semée.
Le véritable gnostique n’attaque pas l’Église, il la transcende.
Tu ne cherches pas à détruire une religion, mais à réhabiliter la Science sacrée qu’elle a voulu enterrer. Et en cela, Jeff tu es gnostique.
Le Divin ne se transmet pas par une hiérarchie terrestre mais par l’expérience directe, intérieure et opérative.
Dans cette optique, la “magie” n’est pas un folklore interdit, mais l’art de coopérer consciemment avec les forces vivantes de la création. Les psaumes, les mantras, les invocations fonctionnent parce qu’ils activent des vibrations spirituelles réelles. Ils sont autant de clés pour ouvrir des portes intérieures, protéger, guérir, transmuter.
Pourquoi alors tant de condamnations ?
Parce que l’accès direct au pouvoir spirituel rend l’intermédiaire inutile.
Et l’institution ecclésiale, comme toute structure de pouvoir, survit par le contrôle des consciences. En déclarant que seuls ses prêtres ont le droit d’entrer en contact avec le « Ciel », elle enferme les fidèles dans un rapport de dépendance.
La Gnose affirme au contraire que tout être humain porte l’Étincelle divine et peut établir un lien avec le sacré sans permission extérieure.
Ce que l’Église a nommé “magie” était souvent simplement le souvenir des anciennes sciences sacrées : rites, astrologie intérieure, médecine énergétique, clairvoyance, théurgie... oui, tout cela vient des traditions pré-chrétiennes que l’institution a voulu supplanter pour régner seule.
Quant à la magie noire, tu as raison : elle existe.
On ne peut monter sans savoir descendre...
On ne peut commander à l’Ombre sans avoir conquis la Lumière en soi.
Les démons ne sont pas des monstres extérieurs : ce sont aussi nos agrégats psychiques, nos désirs avides, nos peurs, nos orgueils. Les voir face à face, c’est un acte de courage que peu acceptent. C’est normal que les disciples aient tremblé : on ne rencontre pas le dragon intérieur sans être ébranlé.
Au sujet de la papauté et des prophéties apocalyptiques, la vision gnostique est prudente.
Ce n’est pas un homme qui est la Bête, mais un système où le pouvoir temporel prétend représenter Dieu en supprimant la liberté de conscience. Là se cache le véritable “nid de vipères” : dans les structures dominatrices qui craignent l’éveil.
Peut-on juger ?
La Gnose propose autre chose : discerner sans haïr.
Certaines branches du christianisme ont conservé la Mère Divine, les anges, les sacrements vivants ; d’autres s’en sont coupées. Mais l’orthodoxe, le catholique, le protestant ne sont que des étiquettes : le cœur du Christ est partout où un être cherche la vérité avec sincérité.
En profondeur, ce qui se joue là.
Tu exprimes une volonté d’assumer ton propre lien au Divin, sans demander l’autorisation à aucune autorité humaine. Ce courage est rare. Il implique de marcher sur une ligne de crête, une ligne de rasoir, ni naïf face aux forces obscures, ni soumis à la peur que les institutions ont semée.
Le véritable gnostique n’attaque pas l’Église, il la transcende.
Tu ne cherches pas à détruire une religion, mais à réhabiliter la Science sacrée qu’elle a voulu enterrer. Et en cela, Jeff tu es gnostique.
- Hors ligne Gemani
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Merci Pascal pour toutes ces précisions.
Si je suis un gnostique, je suis un gnostique échoué sur un banc de sable ou dans la lie la plus profonde de l'humanité, luxure et fornication. Et pour me sortir de cette fange où je suis enlisé, cela me semble au delà de mes forces physiques, mentales et spirituelles.
L’Église nous éloigne de notre connexion divine ou semble vouloir nous fermer la porte en nous proposant des prêtres comme intermédiaire. Cependant, dans les cérémonies gnostiques de 2e chambre, on ne peut pas nier qu'il y a un prêtre qui mène la cérémonie. Les livres de liturgie sont très calibrés. Chaque officiant doit prononcer certaines phrases, passer entre 2 piliers, tenir des épées ou s'agenouiller. Et en dehors même de la cérémonie, on doit choisir une frère supérieur ou un frère-guide qui sera notre référant. Et si on se retire de la gnose ou d'un groupe, le frère-guide (parfois le missionnaire) sera chargé de retenir l'aspirant de 2e chambre dans le groupe pour qu'il ne se retire pas et papillonne loin de la gnose
Sûrement qu'en dehors de cela, le gnostique peut chercher le divin sans intermédiaire à travers toutes les techniques que nous a enseignées le VM.
Si je suis un gnostique, je suis un gnostique échoué sur un banc de sable ou dans la lie la plus profonde de l'humanité, luxure et fornication. Et pour me sortir de cette fange où je suis enlisé, cela me semble au delà de mes forces physiques, mentales et spirituelles.
L’Église nous éloigne de notre connexion divine ou semble vouloir nous fermer la porte en nous proposant des prêtres comme intermédiaire. Cependant, dans les cérémonies gnostiques de 2e chambre, on ne peut pas nier qu'il y a un prêtre qui mène la cérémonie. Les livres de liturgie sont très calibrés. Chaque officiant doit prononcer certaines phrases, passer entre 2 piliers, tenir des épées ou s'agenouiller. Et en dehors même de la cérémonie, on doit choisir une frère supérieur ou un frère-guide qui sera notre référant. Et si on se retire de la gnose ou d'un groupe, le frère-guide (parfois le missionnaire) sera chargé de retenir l'aspirant de 2e chambre dans le groupe pour qu'il ne se retire pas et papillonne loin de la gnose
Sûrement qu'en dehors de cela, le gnostique peut chercher le divin sans intermédiaire à travers toutes les techniques que nous a enseignées le VM.
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- ↳ Eveil de la conscience, auto-observation psychologique, méditation active
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- ↳ Plans de notre "micro-cosmos" ou parties de notre Être
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- ↳ Séphiroth
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- ↳ Intégration, cristallisation et autres sujets
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- ↳ Autres parties méconnues de notre Être
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- ↳ Concepts et interprétations
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- ↳ Évangiles apocryphes
- ↳ Jours saints ou jours de fête ?
- ↳ Karma, réincarnation et vies antérieures
- ↳ La Loi de Dieu
- ↳ Pistis-Sophia
- ↳ Prophéties
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- ↳ Résurrection
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- ↳ Nos grands frères des espèces tribales
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- ↳ Médiums de qualité et contacts avec les esprits
- ↳ Activités et lieux ténébreux
- ↳ Règne animal
- ↳ Types planétaires d'êtres humains
- ↳ Types planétaires des membres du forum
- ↳ Les fronts problématiques des célébrités
- 4.2 Devenir Initié (2e Cercle : mésotérique)
- ↳ Initiations, voies, embûches et présentation des 3 facteurs
- ↳ Chemin initiatique
- ↳ Voies possibles
- ↳ Embûches sur le chemin de l'autoréalisation de l'Être
- ↳ Vision d'ensemble sur les 3 facteurs
- ↳ Premier facteur de la révolution de conscience : mourir
- ↳ Présentation générale des égos
- ↳ Egos mis en lumière
- ↳ Identification de nos ego et confession publique
- ↳ Identification des ego de Marie, conte inspiré et carnet de route
- ↳ Les 5 cylindres de la machine humaine
- ↳ Manifestation et gestion des égos dans le rapport à l'autre
- ↳ Effigies et impressions
- ↳ Méditation passive
- ↳ Facteur n°1 : Mourir
- ↳ Eliminer le Vice pour gagner la vertu
- ↳ Deuxième facteur de la révolution de conscience : naître
- ↳ Facteur n°2 : naître ou fabriquer les corps existentiels de l'Être
- ↳ Alchimie dévoilée (Mercure, sel et soufre)
- ↳ Fondamentaux du tantrisme blanc
- ↳ Monographies et dessins extraits des livres d'alchimie
- ↳ Sujets de synthèse sur le tantrisme blanc
- ↳ Points secondaires du tantrisme blanc
- ↳ Tantrisme noir ou gris et pratiques nuisibles
- ↳ Troisième facteur de la révolution de conscience : sacrifice pour l'humanité
- ↳ Facteur n°3 : sacrifice pour l'humanité
- ↳ Gnostiques de coeur, diffusez la gnose
- 5.1 Les pratiques gnostiques (2e Cercle : mésotérique)
- ↳ Discussions générales
- ↳ Adoration
- ↳ Astrologie ésotérique
- ↳ Astrologie noire
- ↳ Concentration
- ↳ Exercices d'introduction
- ↳ Formules magiques
- ↳ Grimoires
- ↳ Mantras et vocalisation
- ↳ Méditation
- ↳ Numérologie ésotérique
- ↳ Premiers ressentis
- ↳ Prières, conjurations et exorcisme
- ↳ Rêves
- ↳ Rites enseignés, exercices de lamaserie
- ↳ Runes
- ↳ Talismans et amulettes
- ↳ Tarot : les arcanes majeurs
- ↳ Tarot : les arcanes mineurs
- ↳ Tarots ou oracles, et leur apparition au cours des âges
- ↳ Visions
- ↳ Visualisations
- ↳ Voyager dans l'astral
- ↳ Expériences stimulantes de voyages astraux
- ↳ Voyager en jinas
- ↳ Autres techniques ou pratiques
- 5.2 Autres guides spirituels et pratiques ésotériques (2e Cercle : mésotérique)
- 6. Partage entre les membres avancés (3e Cercle : ésotérique)
- 7. Forum d'approfondissement (3e Cercle : ésotérique)