6 dangers mortels pour la civilisation humaine

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6 dangers mortels pour la civilisation humaine

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http://www.slate.fr/story/21845/mort-ci ... nourriture

1. Le changement climatique: avec un degré de certitude de 90%, les plus grands scientifiques mondiaux estiment que le climat de la terre est en train de changer à un rythme qui s'accélère et que ces changements ont une origine humaine.

2. La fin du pétrole: l'économie mondiale et notre culture sont construites en grande partie sur la dépendance envers un pétrole bon marché. Depuis les voitures que nous conduisons, les avions dans lesquels nous volons, les immeubles où nous habitons, la nourriture que nous mangeons et les vêtements que nous portons, tout cela est transporté avec du pétrole, fabriqué à partir du pétrole ou avec des machines utilisant du pétrole. La production de pétrole a sans doute atteint son maximum, «peak oil», en 2005-2006 et baisse depuis. Pendant des années, les gouvernements ont rejeté les théories du «peak oil». Mais en avril, l'armée américaine a publié un rapport affirmant que «d'ici 2012 la capacité de production excédentaire de pétrole dans le monde aura entièrement disparue et à partir de 2015, les besoins non satisfaits pourraient atteindre 10 millions de barils par jour».

3. L'effondrement de la vie dans les océans. Ce n'est pas pour rien si 11 des 15 plus grandes zones de pêche au monde sont en train de disparaître. Le plancton, la base de la chaîne alimentaire dans les océans, disparaît.

4. La déforestation. Plus de 50% des forêts dans le monde ont disparu. La déforestation est responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre supplémentaires presque le double des émissions provenant des transports et de l'industrie (14% chacun). Les forêts sont une composante essentielle du système climatique et de la préservation et de l'entretien des nappes phréatiques.

5. La crise alimentaire mondiale. Les sols, le climat et l'eau. Pour la première fois depuis que la révolution agricole a commencé, le monde produit moins de nourriture chaque année en dépit de l'augmentation de la population.

6. La surpopulation. C'est un problème que peu acceptent de regarder en face. Au cours des dix dernières années, la population de la planète s'est accrue de plus de personnes que toutes celles ayant existé entre la naissance de Jésus Christ et celle d'Abraham Lincoln. En l'an 1 000, la population mondiale était d'environ 500 millions d'habitants. Environ 800 ans plus tard, elle a atteint un milliard. Il lui a fallu 130 ans pour atteindre 2 milliards en 1930. Elle sera de 7 milliards en 2012. Nous n'avons pas d'avenir si la population continue à augmenter à ce rythme là.

Dans un autre article publié par The Huffington Post, Matthew Stein, détaille les douze changements majeurs que nous devrions adopter pour sauver notre civilisation.
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Un septième pourrait être la disparition des abeilles.

La situation aux Etats-Unis est catastrophique.

Les abeilles sont tuées par certains composants de produits chimiques de Bayer et Monsanto.

Vous imaginez, plus d'abeille, plus de pollinisation, plus de fruits, plus de légumes, plus de céréales.
La mort des abeilles met la planète en danger
mercredi 22 août 2007 (19h32)
26 commentaires

De Paul Molga

Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espèce humaine.

C’est une incroyable épidémie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d’un élevage de Floride l’automne dernier, elle a d’abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l’Europe jusqu’à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels. « Syndrome d’effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d’effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l’université d’Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l’institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d’insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu’au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu’elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l’emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l’imidaclopride (dédouané par l’Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l’activité insecticide d’agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures. Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d’essaims en cours d’effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l’image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d’Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C’est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l’ADN de plusieurs abeilles l’équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l’est de Madrid réputée pour être le berceau de l’industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu’au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l’Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l’Union européenne.

L’effet de cascade ne s’arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l’évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d’autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n’est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

trouvé sur http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=51767
Récemment un nouveau documentaire a été diffusé sur ce sujet.
Disparition des abeilles : la fin d’un mystère
Par Denis Szalkowski • 16 mai, 2010 • Catégorie: Environnement

Arte diffuse le mardi 18 mai à 20 h 35 un documentaire consacré au mystère de la disparition des abeilles.
Le varroa : oui et alors ?

Loin d’être la cause de la surmortalité des abeilles, le varroa (un acarien qui aspire le sang des abeilles) est une conséquence de l’affaiblissement des abeilles. Pour lutter contre le varroa, les apiculteurs utilisent un traitement dont l’effet principal est de tuer les larves d’abeilles.
La vérité est ailleurs !

Les causes de mortalité sont à chercher ailleurs. Prenez le temps de regarder la vidéo intégrée au bas de ce billet. Il y a le cas de cet apiculteur du sud de la France qui, un matin, a perdu 17 ruches sur 24 après un traitement de lavandins sur lesquels ses butineuses allaient collecter le pollen. En 7 ans, l’introduction, depuis 1996-1997, du gaucho et du régent - aujourd’hui totalement proscrits - a été à l’origine de la disparition de 450 000 ruches. Depuis 2008, la France a suspendu l’utilisation du Cruiser qui est de la même famille que le gaucho et le régent.
Pesticides : des effets cumulatifs et croisés !

L’affaiblissement des abeilles vient aujourd’hui de l’utilisation massives d’insecticides, de fongicides, d’herbicides. En France, agriculteurs et particuliers en utilisent 80000 tonnes par an. C’est la persistance dans le sol (de 6 mois à 1 an), l’effet cumulatif et l’interaction des molécules qui constituent aujourd’hui la 1ère explication de l’affaiblissement immunitaire des abeilles. Mais, du fait du recours de semences enrobées de pesticides systémiques et d’OGM tels que le maïs Monsanto 810 qui fabriquent leurs propres insecticides, le pire est sans doute devant nous.
Destruction de la diversité… affaiblissement des abeilles

Les monocultures qui ont envahi nos campagnes (blé, maïs, betteraves, pommes de terre, colza) sont à l’origine de la destruction de la diversité et aussi de l’affaiblissement des colonies d’abeilles qui n’ont plus de quoi se nourrir. A y regarder de plus près, les champs sont devenus des déserts : plus un coquelicot, plus un bleuet. Aux États-Unis, les ruches font désormais des centaines de kilomètres pour polliniser les plantes. Les pollinisateurs “sauvages” ont presque tous disparu et les apiculteurs sont obligés de nourrir leurs abeilles pour les renforcer !!!
Des industriels coupables, des politiques responsables et des agriculteurs irresponsables

Les tests de toxicité des molécules sont réalisés sur les bases d’un protocole défini il y a 50 ans. La plupart des laboratoires de recherche et des chercheurs sont financés par les semenciers et autres firmes chimiques. Ce n’est plus de lobbies qu’il faut parler, mais de corruption généralisée. On achète le silence des scientifiques qui, pour la plupart, s’en accomodent. Quant aux agriculteurs, ils ne nous nourrissent plus : ils nous intoxiquent ! Il est temps que les pouvoirs publics si prompts à dégainer leurs milliards pour sauver la finance mobilisent leurs moyens pour que nous allions le plus vite possible vers une agriculture sans pesticides.

Il y en va de la survie des abeilles, de la diversité, mais aussi de celle de l’humanité !

Tiré de http://www.voie-militante.com/politique ... n-mystere/ avec une vidéo à voir

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