Charles Leadbeater

Hors ligne Pascal
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Charles Leadbeater

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Ancien prêtre anglican, Charles Leadbeater s'est converti à la théosophie de Mme Blavatsky après avoir rencontré celle-ci vers 1885. Auteur de nombreux livres sur la théosophie et l'occultisme , il est celui qui a découvert le jeune Jiddu Krishnamurti et cru pour un temps que ce dernier allait devenir « l'instructeur mondial », ou l'avatar de l'ère moderne. Même si Jiddu Krishnamurti a par la suite refusé ce rôle d'instructeur mondial, il a tout de même été le gourou de milliers de personnes à travers le monde, soit par le biais des dizaines de livres qu'il a écrits ou grâce à ses nombreuses conférences.

Les membres de la théosophie disaient que Leadbeater aimait bien s'occuper des jeunes ; d'ailleurs, en 1898, il a pris en charge le Lotus circle de Londres, la branche de la société Théosophique destinée aux enfants des membres. Cela l'a amené à voyager régulièrement avec de jeunes garçons.
Au cours d'un long séjour en Amérique, leadbeater a été accompagné tour à tour de Basil Hodgson-Smith, le fils du président de la loge théosophique de Harrogate, de Douglas Pettit, un jeune handicapé physique et mental lui aussi enfant d'un couple de théosophes, et de Robin Dennis. Si les trois jeunes ont commencé leur voyage avec une admiration pour Leadbeater, ils en sont tous revenus ressentant plutôt de l'indifférence, voire de la haine pour lui (Francis King, ésotérisme et sexualité, Payot, 2004).

Indépendamment les uns des autres, les trois enfants relatent la même histoire : Leadbeater les a invités dans son lit et leur a enseigné la masturbation mutuelle
. On a même découvert une lettre de celui-ci adressée à Robin où il invite l'adolescent à lui raconter comment se déroule ses masturbations, et termine avec un « mille baisers cher » (Peter Washington, La saga Théosophique, Exergue, 1999).

La mère du jeune Robin, Mme Dennis, qui avait un poste important dans la société théosophique, est celle qui a décidé d'entreprendre des actions contre Leadbeater. Celui-ci a tenté de se tirer de cette affaire en clamant que ce qu'il faisait était pour le bien des enfants et que son seul but était de leur apprendre à vivre une saine sexualité. Il a même tenté de justifier ses actes en affirmant qu'il agissait ainsi parce qu'il voyait l'aura des enfants en danger sur le plan sexuel (Talita & Kenneth Paolini, 400 Years of Imaginary Friends, Paolini International, 2000).

De cette campagne est né un « procès théosophique » organisé par le colonel Olcott, président de la société théosophique. Le 16 mai 1906, Leadbeater s'est présenté à une convocation du comité exécutif de la branche anglaise de la société. Il a offert sa démission ; elle a été acceptée. Cependant, il allait être réintégré au début de 1909 par son amie Annie Besant, alors qu'elle prenait les fonctions de présidente de la société théosophique. Mme Besant n'a jamais cru que Leadbeater était coupable de quoi que ce soit.

Et voilà qu'à peine quelques années plus tard, soit en 1911, d'autres accusations ont été portées contre Leadbeater. L'affaire a été beaucoup plus médiatisée cette fois-ci, car les accusations venaient de J. Narayaniah, le père du « futur messie », le jeune Jiddu Krishnamurti. Tous les renseignements ci-dessous nous proviennent d'un document du tribunal de Madras datant de 1912 (Francis King, ésotérisme et sexualité, Payot, 2004).

J. Narayaniah était membre de la société théosophique et considérait Annie Besant comme sa guide spirituelle. Lorsqu'elle lui a demandé de signer une lettre qui lui concédait la garde de ses deux garçons, Krishnamurti et Nityananda, J. Narayaniah s'est exécuté. Mme Besant avait convaincu J. Narayaniah que Krishnamurti était un enfant destiné à devenir le futur instructeur mondial attendu par les théosophes. Elle lui a garanti que ce dernier et Nityananda auraient droit à la meilleure des éducations et bénéficieraient de tous les avantages que la société théosophique pouvait offrir. En 1909, les deux garçons se sont installés dans un appartement tout près de celui de Leadbeater sur la propriété de la société à Adyar.

Vers la fin de 1910, J. Narayaniah a été témoin d'un « acte contre nature » entre Leadbeater et le jeune Krishnamurti. (Laissant croire au pire, il s'agissait en fait de masturbation). Il y a eu une confrontation avec Leadbeater, puis comme J. Narayaniah s'apprêtait à quitter pour de bon la société théosophique avec ses deux garçons, le vice-président de la société l'a convaincu d'attendre que Mme Besant revienne de voyage. À son retour, cette dernière a promis au père de tenir ses deux garçons loin de Leadbeater.

Mme Besant a donc emmené Krishnamurti et Nithyananda à Bénarès et, malgré l'interdiction de leur père, a laissé les garçons fréquenter Leadbeater qui se trouvait, lui aussi, dans cette ville. En 1912, J. Narayaniah a donc décidé d'entreprendre des procédures judiciaires pour reprendre la garde de ses deux fils. Annie Besant a perdu devant les tribunaux en 1913, fait appel, et a finalement regagné la garde en 1914.

Krishnamurti n'a jamais parlé de ces événements. De toute façon, il a souvent fait allusion au fait qu'il avait oublié presque tous ses souvenirs de jeunesse (Radha Rajagopal Sloss, Lives in the Shadow with J. Krishnamurti, BackinPrint, 2000), une grande amnésie qui couvre plusieurs années. Par contre, un mauvais souvenir qu'il n'a jamais oublié est la fois où Leadbeater lui a donné un petit coup de poing sur la mâchoire pour lui faire fermer la bouche, car le jeune Jiddu avait la mauvaise habitude de la garder constamment ouverte (Ibid).

Charles Leadbeater est vu par certains comme un grand « voyant » au savoir occulte important. Selon les traditionalistes, un véritable mystique ne s'adonne pas à la masturbation avec de jeunes garçons, car un tel acte ne reflète pas ses valeurs spirituelles. Cependant, d'autres sont prêts à séparer le message du messager et donnent donc tout de même une valeur à ses enseignements.
Hors ligne Kath Luna
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Je vois que ce post est dans : "Prédecesseur à Samaël", lisant la bibliographie de ce personnage, il n'est vraiment pas un prédecesseur.
Il est tout le contraire.

C'est horrible quand même ce type de personnage. i

Lui, il alourdit son karma par des montagnes, mais je n'ai pas de compassion par contre les enfants qui ont vécu de tels traumatismes, là c'est difficile à supporter.
Hors ligne Pascal
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Bonjour Kath Luna,

Ces messages sur des personnages qui ont montré leur "évolution spirituelle" sont envoyés dans le but de méditer sur "le bien et le mal".
L'être humain, malheureusement, est imparfait et commet des erreurs.
La loi divine jugera les conséquences positives et les conséquences négatives de leurs actes.

Je comprends, c'est difficile à supporter, écoeurant et repoussant.
Personnellement, j'ai très peu lu leurs livres car je ne les "sentais pas" mais il y a des personnes qui se sont inspirées de leurs oeuvres.

C'est très difficile de voir l'influence bénéfique d'une oeuvre spirituelle au-delà de la saleté intérieure de l'être humain.

J'avoue que la pédophilie dans l'église est le comble de l'horreur également.
Et toutes les religions ont versé des quantités énormes de sang humain.

C'est la terrible réalité de notre monde actuel.
Vivement le Renouveau !
Hors ligne Kath Luna
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oui c'est certain, la loi divine jugera ! C'est la seule consolation que l'on peut avoir

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