PetitHommeLibre a écrit : 11 octobre 2022, 16:56
Partage d'une expérience récente notée dans mon carnet intime :
La Terre commence à être envahie par des petites créatures (insectes, vermines, rongeurs...) qui viennent de l'enfer.
J'ai été étonné en tombant sur cet article https://www.ouest-france.fr/leditiondus ... 3808917a5e
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Qu’est-ce que la « Porte de l’Enfer », ce trou géant et bombe climatique que le Turkménistan veut boucher ?
La « Porte de l’Enfer » est un trou en plein désert de 70 mètres de long et de 30 mètres de profondeur d’où sortent des flammes. Une véritable bombe de gaz à effet de serre, dont Serdar Berdymoukhammedov, le président du Turkménistan, souhaite actuellement se débarrasser grâce à l’aide des États-Unis. Mais quelle est l’origine de ce brasier, dont la combustion est ininterrompue depuis 50 ans ? Éléments de réponse.
Au Turkménistan, la « Porte de l’Enfer » va-t-elle (enfin) se refermer ? Le mystérieux brasier géant situé à l’intérieur du cratère de Darzava, dans le désert du Karakorum, où brûle sans discontinuer des fuites de méthane depuis plus de 50 ans, vit peut-être en 2023 ces derniers instants. À l’heure du réchauffement climatique, cette véritable bombe de gaz à effet de serre fait tache. Elle serait responsable d’une bonne partie des « 4,4 millions de tonnes de méthane » que l’ancienne République soviétique a relâché dans l’atmosphère en 2022, rapportait en mai 2023 le quotidien britannique The Guardian.
L’ex-président turkmène, Gourbangouly Berdymoukhammedov, a essayé de la boucher, en vain, depuis des années. Serdar, son fils et actuel président, va peut-être y parvenir, grâce à une aide extérieure. Selon l’agence de presse américaine Bloomberg, les États-Unis ont proposé d’aider le Turkménistan à colmater cette fuite géante, dans le cadre des efforts diplomatiques de Washington pour lutter contre le changement climatique. Si l’opération aboutit, ce sera historique : toutes les tentatives soviétiques et turkmènes, depuis l’indépendance en 1991, ont échoué jusqu’ici. Mais qu’est-ce qu’exactement cette « Porte de l’Enfer » ?
L’origine de l’incendie encore inconnue
L’origine de cette combustion continue, dans un cratère gazier de 70 mètres de diamètre et 30 mètres de profondeur, est toujours inconnue. Elle a longtemps été attribuée à une opération de forage dans les années 1970 par l’Union soviétique. Selon l’aventurier gréco-canadien George Kourounis, qui est allé explorer les profondeurs du cratère en 2013, personne ne sait réellement ce qu’il en est.
« L’accident aurait également pu se produire en 1960, et le feu ne prendre que dans les années 1980 », estime celui qui a passé 17 minutes au fond du cratère enflammé, pour collecter des échantillons de micro-organismes capables de vivre à une telle température. Cette « Porte de l’Enfer » est rapidement devenue un site touristique pour le pays aux six millions d’habitants. Selon le magazine Forbes, pas moins de 50 000 personnes auraient visité ce cratère entre 2008 et 2018.
L’un des plus gros pollueurs au monde
Une « vitrine » touristique qui a en revanche un coût environnemental immense. Le Turkménistan est considéré comme l’un des plus gros pollueurs au monde en raison notamment de ses infrastructures vieillissantes exploitant le gaz naturel. Les fuites sont nombreuses, expliquant ces importantes émissions de méthane. « Parmi les 50 plus importantes fuites de méthane mondiales depuis 2019 dans l’atmosphère, 31 proviennent du Turkménistan », indiquait, en janvier 2022, la société d’analyse Kayrros.
Un an et demi plus tard, en juin 2023, le Turkménistan semble opérer un important virage écologique. Le pays a annoncé le 5 juin la création d’une commission pour réduire ses émissions de méthane, dont il est l’un des principaux émetteurs. Cette décision est aussi importante pour le climat qu’inattendue, venant de ce pays reclus et autoritaire, pointé du doigt par les scientifiques pour ses émissions colossales de méthane. « Le président du Turkménistan, Serdar Berdymoukhamedov, a signé une résolution sur la création d’une commission intersectorielle afin de réduire les émissions de méthane », indique Nebit-Gaz, média officiel du secteur énergétique turkmène, sans donner plus de détails.
Le méthane c’est quoi ?
Le méthane est un gaz au pouvoir réchauffant environ 80 fois supérieur au CO₂ sur vingt ans. Ce puissant gaz à effet de serre, qui génère environ 30 % du réchauffement climatique mondial, piège comme d’autres gaz à effet de serre, la chaleur dans l’atmosphère et fait monter les températures. Il peut être notamment libéré au moment du torchage, quand le gaz est brûlé pour des raisons logistiques ou économiques.
Lors de la COP26 en 2021, une centaine de pays s’étaient engagés à réduire les émissions de méthane de 30 % d’ici 2030 pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 %.
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